Ponctuer correctement un texte (2e partie)

Un point - Blog - La ponctuationDans un précédent article sur la ponctuation, nous avons vu à quoi sert la ponctuation et qu’il existe trois grands types de signes de ponctuation. Vous savez aussi maintenant quand utiliser la virgule, le point-virgule, le point et les deux points. Voyons maintenant les signes de ponctuations suivants.

 

 

 

Le point d’interrogation

Il clôt les phrases interrogatives, mais aussi les phrases qui le sont implicitement. Par exemple :

– Qui a dit que cet exercice était simple ?

– Il parait que vous trouvez cet exercice simple ?

 

Mettriez-vous un point d’interrogation à cette phrase :

– « Je me demande s’il va pleuvoir aujourd’hui » ? La réponse en fin de cet article*.

 

Le point d’exclamation

Le point d’exclamation se trouve à la fin des phrases exclamatives, qui expriment donc une émotion :

– Mon dieu, quelle honte !

Il suit aussi les interjections (Hé !), les verbes à l’impératif (Chante !) et les apostrophes (Taxi !).

 

Les points de suspension

Ce signe de ponctuation a pour mission de suggérer quelque chose sans le dire explicitement. Selon le contexte, le lecteur peut en interpréter le sens. Par exemple :

– Un jour, je changerai de métier…

Il peut s’utiliser après un point d’exclamation ou d’interrogation :

– Mais comment ça ?… Je ne comprends pas !…

Attention, à ne pas mettre de points de suspension après l’abréviation « etc. », mise pour « et cetera », car cela constitue un pléonasme.

 

Les parenthèses et crochets

Les parenthèses isolent des éléments explicatifs complémentaires :

– Je les ai retrouvés (mais avec beaucoup de difficultés) au kiosque à musique.

Attention à ne pas en abuser, car elles peuvent compliquer la lecture. Si la phrase réclame une virgule, la placer après la parenthèse fermante. Idem pour le point (sauf bien sûr si le contenu de la parenthèse constitue une phrase à part entière).

Si vous vous trouvez dans la nécessité d’insérer une parenthèse à l’intérieur d’une parenthèse, utilisez les crochets comme parenthèse de deuxième niveau. Mais, c’est évidemment à éviter dans la mesure du possible, car cela peut nuire à la compréhension du texte. On peut aussi utiliser les crochets pour tronquer une citation :

– Lors d’une interview, le Président a dit : « Nous nous engageons à diminuer le taux de chômage de 2 % […] d’ici 2015. »

 

Les Guillemets

Les Guillemets ont été inventés par un dénommé « Guillaume », d’où leur nom. Elles permettent d’isoler une citation et induisent dans ce cas que le texte recopié est absolument respecté (et l’auteur cité). Elles servent également à présenter un discours et sont alors précédées de deux points :

– C’est à cet instant que je lui ai dit : « Lève-toi, quand tu prends la parole ! »

Il existe plusieurs niveaux de guillemets. Le premier niveau doit utiliser les guillemets français (les chevrons « »), le deuxième niveau, les guillemets anglais (paires d’apostrophes ʺ ʺ) et parfois le troisième niveau, les guillemets allemands (apostrophes simples ‘ ‘).

 

Le tiret

Les tirets jouent parfois le même rôle que les parenthèses, lorsqu’ils permettent d’isoler des éléments dans une phrase un peu longue.

– J’avoue que j’aime faire la grasse matinée – mais qui n’aime pas ça – et je ne me suis levée qu’à l’heure de déjeuner.

Le tiret est également utilisé pour marquer le changement d’interlocuteur dans un dialogue, ou dans une énumération.

 

Cerise sur le gâteau : Le point d’ironie

Ce signe de ponctuation fut inventé par Marcel Bernhardt, afin de souligner la teneur ironique d’une phrase. Il est vrai que ses multiples casquettes – journaliste, romancier, critique d’art, biographe, etc. – lui offraient des occasions variées d’utiliser sa plume, parfois sans doute, en maniant le double sens. Le point d’ironie ressemble un peu à un point d’interrogation retourné et a pour objectif de ne surtout pas prendre ce qui le précède au premier degré !

 

Il existe encore bien d’autres signes de ponctuation ayant chacun sa fonction tels que la barre de fraction ou barre oblique (/), le trait d’union (-) à ne pas confondre avec le tiret vu plus haut, l’astérisque (*), l’alinéa qui est le renfoncement indiquant le début d’un paragraphe, les appels de note…

Pour aller plus loin, je vous recommande de :

– lire l’ouvrage très complet de Jean-Pierre Colignon, « Un point, c’est tout ! La ponctuation efficace », publié par Victoires Éditions, ouvrage dont je me suis inspirée pour écrire cet article ;

– consulter ce joli site très explicite : www.la-ponctuation.com

 

*Non, bien sûr, on ne met pas de point d’interrogation, car il ne s’agit pas d’une question, mais juste d’une réflexion que vous vous faites à vous-mêmes.