Profitez de l’été pour vous attaquer aux projets rédactionnels toujours repoussés…

Unpoint-Pageblanche« Ah ! si j’avais le temps, je referais ma plaquette institutionnelle ! », « Il faudrait absolument revoir le contenu du site web, il n’est plus du tout en phase avec le discours que nous tenons… », « Tenir un blog ? Ce n’est même pas envisageable, qui aurait le temps de s’y coller dans l’entreprise ! », « Faire ce livre blanc ? Je ne saurai jamais comment m’y prendre et, sous-traiter, c’est impossible, comment trouver une personne qui connait notre métier ! », etc.

De nombreuses raisons font que vous hésitez à vous lancer dans la mise en œuvre de certains projets rédactionnels. Beaucoup de ces raisons ne constituent pas de véritables freins. Nous vous le démontrons ci-dessous.

 

Les blocages liés à l’écriture

Écrire prend du temps, nous sommes tous d’accord sur ce point. Mais, si vous aviez le temps, est-ce que vous vous y mettriez plus facilement ? Probablement pas. Alors, pourquoi ne vous lancez-vous pas ?

Vous êtes bloqué face à la page blanche : comment démarrer ? Comment trouver les idées ?
Vous ne savez pas quelle structure adopter : comment trier et hiérarchiser toutes les idées que vous avez en tête ?
Vous n’avez pas confiance dans votre style, dans votre orthographe : comment être sûr de la qualité du texte produit ?
Vous pensez que l’écriture n’est pas votre compétence clé : comment sous-traiter à quelqu’un qui ne connait pas votre métier ?

 

Démarrer d’une page blanche

Comme le disait si justement Boileau, « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ; et les mots pour le dire arrivent aisément. » La difficulté ressentie au démarrage d’un texte provient du fait que vous n’avez pas suffisamment réfléchi à l’objectif de votre écrit et à sa cible. Ce que vous avez à dire n’est pas clair dans votre tête.

Alors, asseyez-vous confortablement, prenez une feuille de papier et notez-y les réponses aux questions suivantes : qu’est-ce que je souhaite obtenir grâce à cet écrit ? À qui est-ce que je m’adresse ? Quelles sont les attentes de cette cible ? Quels sont les arguments qui me permettent d’y répondre afin d’atteindre mon objectif ?

Répondez le plus précisément possible à ces 4 questions. Posez enfin votre stylo et relisez ce que vous venez d’écrire. Votre page n’est plus blanche et vous disposez de toute la matière nécessaire pour commencer à travailler.

 

Trier et hiérarchiser vos idées

Vous qui ne saviez pas par quoi commencer, vous voilà maintenant avec trop de matière ! Que faire de tout ça ? Ne vous découragez pas. Comme pour les lièvres, il ne faut pas courir après plusieurs objectifs. Choisissez le principal et ne conservez que celui-ci. Puis, hiérarchisez les attentes de votre cible ainsi que les arguments à mettre en valeur. Selon la place dont vous disposez, il ne faut conserver que les principaux. Le choix peut vous paraître délicat. Sachez que plus vous irez à l’essentiel, plus votre écrit sera efficace.

 

Être sûr de la qualité de votre texte

Vous avez déterminé les messages que vous souhaitez faire passer. L’écriture pour l’entreprise nécessite que vous maîtrisiez les codes et techniques associés à chaque média (web, emailing, communiqué de presse, etc.). Ceci fait l’objet d’autres articles. Nous supposons donc dans celui-ci que ceci est acquis.

Lancez-vous donc dans l’écriture en vous attachant à adopter le principe suivant : une phrase = une idée. Coupez systématiquement les phrases trop longues. Rappelez-vous à chaque instant que vous écrivez pour être lu. Donner envie au lecteur, c’est se mettre à sa place.

Une fois votre texte rédigé, relisez-le plusieurs fois en vous focalisant à chaque relecture sur un élément différent : d’abord le style, puis l’orthographe, la ponctuation, les répétitions… Si vous savez quelles sont vos lacunes en orthographe (par exemple, vous maîtrisez mal l’accord des participes passés), faites une relecture centrée sur ce sujet particulier. Vérifiez les mots ou expressions pour lesquels vous avez un doute, dans le dictionnaire en ligne. Faites relire par une (ou plusieurs) personne(s) de confiance. Ne vous fiez pas au correcteur orthographique de Word et portez une attention particulière aux homophones (mots qui semblent identiques à l’oreille mais qui ne s’écrivent pas de la même façon : amande/amende, coup/cou, tâche/tache, etc.)

 

Sous-traiter à un rédacteur qui ne connait pas votre métier : c’est possible !

Décidément, après avoir lu cet article, vous doutez encore d’arriver à bout de ce projet rédactionnel que vous repoussez depuis des mois. Il existe encore une possibilité. Vous pouvez sous-traiter à une « plume » ! C’est-à-dire, à un rédacteur professionnel qualifié. Choisissez-le de préférence doté d’une solide expérience de l’écriture pour l’entreprise et d’une fine sensibilité marketing. Pour que son travail corresponde à ce que vous attendez, cela nécessitera que vous lui expliquiez précisément quels sont vos objectifs, et que vous lui fournissiez toutes les sources documentaires nécessaires.

 

Rassuré ? Nous sommes fin juin. Vous avez deux mois pour biffer sur votre liste de tâches ce fameux projet rédactionnel qui s’acharne à s’y installer ! Bonne rédaction… et bonnes vacances !

Et si les pages blanches vous stressent, Un point vous recommande l’excellent recueil de Kamagurka, l’angoisse de la page blanche.